Nous avons eu la chance de pouvoir assister à un spectacle folklorique avec danse, musique et chants mongols. je vous laisse découvrir un petit bout de cette culture via des vidéos
:
joueuse de Yagta :
après quelques jours, j'ajoute la suite :
Chanteur seul avec son morin khur (sorte de violoncelle) :
puis un dernier; un des plus impressionants : une contorsioniste
La saison touristique arrive bientôt et déjà le nombre de touristes explose. Chaque jour, nous voyons toujours plus d'occidentaux dans les rues, avec toujours le même style que l'on pourrait
appeler "routard" ou "roots". on va finir par croire qu'il y a un "uniforme" - peu uniforme somme toute - du tourisme.
De notre côté, nous n'avons pas attendu la saison touristique pour jouer aux touristes. A Oulan-Bator quoiqu'on en dise, il y a des choses à voir et à faire.
il y a le Mémorial de Zaisun, construit par les Russes en souvenir des "soldats et héros inconnus" des différentes guerres. Posé au sommet d'une colline au sud de la ville, ce "chef-d'oeuvre"
du réalisme soviétique offre un panorama impressionnant de la ville et des collines alentours.
Alors que nous avions fini de grimper les milliers de marches pour atteindre le sommet, on vit arriver une troupe de soldats en sortie accompagnés de leur commandant.
Et la photo fut faite, voyez plutôt :
on peut dire que nous n'étions pas peu fiers !
sur la photo, vous pouvez voir Bérengère, Guillaume, Vincent et moi.
C'est le commandant qui s'est improvisé photographe :
Le Mémorial est du 100% béton et présente de grandes fresques mosaïques :
bouddhasquare
La deuxième chose que j'ai visité est le Choijin Lama Temple. c'est le temple dédié à Zanabazar, premier homme spirituel de Mongolie.
Outre les activités administratives et touristiques, il y a celles de Naadam qui ont surtout consistées à rencontrer des gens. D'abord l'association canadienne ADRA qui nous a fourni en graines
-que le me suis amusée à compter-, puis ACF (Action Contre la Faim) qui a également un projet de jardins familiaux et avec qui nous pourrions coopérer, et Burmaa qui s'occupe de l'aide au
développement agricole au ministère de l'agriculture.
Je me suis également occupée d'acheter des souvenirs pour l'association.
voici un petit exemplaire :
Sinon, Jean-Claude est bien arrivé et est parti à Choibalsan avant moi pour préparer un peu le terrain.
Après avoir été accueillie à la gare d'Oulan-Bator (UB) par Nergui, une amie de Baigalmaa (coordinatrice-interprète de Naadam), que je retrouve 2 jours plus tard et chez qui je loge
quelques temps, me voilà logée chez 2 Français au coeur d'ange, Vincent et Bérengère, qui sont en stage à l'Ambassade de France. C'est à l'occasion d'une petite visite à l'Ambassade
de France, que je les rencontre, et tout de suite on sympathise. Ils me proposent alors de loger chez eux, ce que je fais sans hésiter car chez Baigalmaa, c'est très éloigné du centre (10
km...) et la promiscuité est grande... Je redéménage donc et nous formons une colloque à trois bien sympathique.
le super trio au Choijin Lama Temple
en
promenade
Ceci ne va bien-sûr pas durer puisque je vais partir dans quelques jours pour Choibalsan - ville à 650 km à l'est d'UB- pour travailler réellement sur le projet des jardins familiaux.
Mais, je reviendrai les voir à UB, c'est sûr !
Mon séjour à UB s'est un peu prolongé à cause des différentes démarches administratives que tout étranger doit faire lorsqu'il reste plus d'un mois sur le territoire mongol. Et quand s'est plus
de 3 mois, c'est encore plus compliqué, ce qui est mon cas. Après m'être présentée un première fois à l'Immigration Office, il a fallu que j'y retourne le lendemain pour remplir un formulaire
-qu'ils vous font payer-, puis que j'aille faire une demande de carte de travail au Labor Office-avec formulaire payant. La semaine d'après, je retourne récupérer ma carte de travail et reviens
à l'Immigration Office pour remplir un deuxième formulaire -payé aussi bien-sûr- et donner mon passeport pour obtenir le tampon d'autorisation pour rester sur le territoire. Il faut
attendre encore 5 jours pour récupérer le passeport tamponné. Évidemment, il faut venir à chaque fois 2 fois car il manque toujours un papier...
Tout ceci, je le recommencerai à Choibalsan car c'est là-bas que je vais travailler. Ok, l'administration mongole n'est au top, on sent que le soviétisme est passé par là, mais pour les
étrangers qui sont dans la même situation que moi en France c'est bien pire, donc je ne peux pas trop me plaindre...
pour la suite, quelques photos de la ville :
rue en face du Department Store
rue dans le quartier Westend
vue d'UB du haut du mémorial Zaisun
le matin du 1er mai....la neige ! retour au temps hivernal
Enfin, je m'y suis mise à ce blog ! Commencé l'année dernière, le blog de
Naadam permet de présenter "en temps presque réel" les actions des volontaires.
C'est donc à mon tour de prendre la suite.
Le transmongolien, mot mythique... le train est effectivement mythique avec son air un peu vieillot, son personnel de bord en uniforme impeccable, les vieux poëles, les samovars, la lenteur du
train rythmée par les "tchakatchaks". Mais c'est surtout pour ses lieux traversés qu'il est mythique : montagnes de la Grande Muraille, désert de Gobi, steppe
infinie... Pendant 30 heures, avec les 3 Mongols qui partageaient le compartiment avec moi, j'eus tout le loisir d'admirer ces paysages impressionnants et de vivre cette ambiance propre
à ce train unique. En parlant d'ambiance, la voilà sous forme vidéo, lorsque nous arrivions sur Oulan-Bator :
La qualité qui n'est pas au top, mais c'est seulement pour vous donner un petit aperçu...
je vous propose une petite visite du train :
le train sur le départ à la gare de Pekin
la classe "couchettes molles", équivalent de la première
le vieux poële du wagon
le Samovar
en Chine, dans les montagnes de la Grande Muraille
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